Au-delà des conflits armés classiques, l’Europe fait face à un ensemble de menaces dites hybrides — cyberattaques, campagnes de désinformation, sabotages d’infrastructures — plus difficiles à attribuer et à contrer que les agressions militaires traditionnelles.
Une frontière brouillée entre guerre et paix
Ces menaces se situent délibérément sous le seuil du conflit armé ouvert, ce qui complique la riposte des États et des institutions européennes, tenus de distinguer un acte hostile ciblé d’un simple incident technique ou d’une rumeur non coordonnée.
Le renforcement progressif des capacités de réponse
Face à cette réalité, l’Union développe progressivement des mécanismes communs de détection et de réponse, en matière de cybersécurité comme de lutte contre la désinformation, tout en s’appuyant sur la coopération avec les services nationaux des États membres, qui restent les premiers responsables de leur propre résilience.