Signé en 1957, le traité de Rome institue la Communauté économique européenne et pose les bases d’un marché commun entre six pays fondateurs, à peine douze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Un pari économique autant que politique
Au-delà de la libre circulation des marchandises, le traité vise un objectif plus large : ancrer durablement la paix sur le continent en tissant des interdépendances économiques jugées trop coûteuses à rompre. Cette logique, héritée de la déclaration Schuman de 1950, fait de l’intégration économique un instrument de stabilité politique.
Un texte plusieurs fois refondé
Le traité de Rome a depuis été complété et révisé à de multiples reprises, jusqu’à l’Acte unique européen puis le traité de Maastricht, qui approfondissent progressivement l’intégration bien au-delà du seul marché commun initial. Cette capacité à se réinventer par étapes successives reste l’une des caractéristiques les plus distinctives de la construction européenne.